La couleur te choisit et c'est le mouvement qui naît.



Origine du monde, énergie submersive, inconscient palpable, le corps féminin se dessine à l'instant, à l'étonnement. En percer le corps à fleur de peau.

Claude FOUGEROUSSE maroufle des yeux sur la toile, il met de la couleur sous le papier, il retrouve la matière première de l'être humain, la molécule terre.
Comme si rendre visible ce qui n'est pas visible était cela : peindre corps.

Sa peinture éclaire. Elle secoue avant même que de se laisser voir. Elle ouvre le désir en un champ d'amour, l'amour de la femmme, l'amour d'une femme.
N'est-il pas naturel que de transpirer la vie, de dire "le nu", de puiser dans le conscient tout dialogue créateur, en réponse, en écho à la mort ?

Combat mené en force douce avec en forme de fond le corps (âme sensuelle), la toile serait ce chant de guerre (guerre érotique).